Duhamel séance 9 (beaucoup de cours ont sauté)

Publié le par 1A 08/09 notes

C'est le grand retour de Dudu, après une si longue absence. La table de Boutmy est recouverte pour ce cours d'une magnifique petite nappe verte, comme pour montrer qu'à SciencesPo., on est concerné par l'environnement (aucun rapport, mais bon).

Avant de commencer ce cours, j'aimerais vous rappeler l'utilité extrême, non pas des e-cours, mais du blog d'Hugo (non je ne fais pas mon suceur, mais si vous lisez ce cours, c'est que vous approuvez au moins en partie son blog, et donc ce serait sympa d'y participer, même si j comprends pleinement le logique prepa du chacun pour soi – voilà Hugo j'ai fait mon travail :p). Je pense que vous avez reçu, pour la plupart d'entre vous, le mail d'Hugo où il affirme bien qu'il n'est pas content du tout, du tout. Du tout du tout.

Un premier gars (j'essaie de rester le plus objectif possible, mais là franchement c très difficile) arrive pour demander s'il pourrait avoir des sous-titres sur la dernière video de Zapatero parce qu'il n'a pas fait espagnol, le pauvre, et qu'il ne peut pas comprendre.

Le « présentateur » du PS monte à la barre, et montre son diapo – un truc de ouf. Incroyable, y'en a qu'ont vraiment une motivation extrême en termes de boulot :D

17h10 : MDR Duhamel le reprend sur le terme « partisanerie » parce que ça n'existe pas. GENRE Duhamel n'utilise que des mots qui existent :D

Puis, deux minutes plus tard, il interrompt l'étudiant (surement parce qu'on était trop productif lol) pour lui dire qu'il faut pas stresser, et parler doucement.

En gros il l'interrompt pendant 10 minutes, alors que le cours avait enfin un début intéressant, pour ne dire que de la merde. Désolé, j'veux bien être politiquement correct parce que ce blog est public, mais c'est vrai. C'est l'avis général et normal.


Le mec se fait remplacer par une étudiante, la foule se révolte contre Duhamel et son attitude désobligeante.

La meuf qui le remplace ne parle pas, selon moi, de façon beaucoup plus posée, mais bref, on avance enfin, Duhamel ne l'interrompt pas, on ne va pas se plaindre.

Elle parle des enjeux du congrès de Reims.

Le premier enjeu est de proposer une alternative cohérente et unie face à la politique de Nicolas Sarkozy;

Le deuxième enjeu est pour elle la volonté du PS de retrouver une politique socialiste ancrée à gauche;

Le dernier, enfin, était d'avoir un ensemble de mesures sur lesquelles chaque membre du PS est d'accord. C'est-a-dire la formation d'un programme.

Duhamel l'interrompt encore sans raison apparente. Il dit juste qu'on aurait pu formuler un quatrième enjeu : celui de faire une alliance de toutes les sensibilités, malgré les volontés présidentielles.


Une troisième « étudiante » (se sera sans doute mieux que « meuf » pour certains).

Elle parle, elle, de la chronologie du congrès de Reims. Elle commence à parler des contributions des chaque sensibilité du parti socialiste (soixantaine de contributions, et au final six motions), et Duhamel nous dit que selon un député socialiste, les contributions sont comme la « danse » des All-Blacks avant un match (je ne sais pas cmt écrire l' « haka » dsl) : le tout est de savoir si cette « danse » des contributions se transformera en une motion ou pas.

Elle parle ensuite du « stade » du vote dans les sections sur les motions. Duhamel dit que pendant le vote, les « sondages » des gens à l'intérieur du PS sont complètement erronés, car bien souvent optimistes : chacun croit que sa motion va gagner avec 40%. Ce qui montre, selon lui, que les dirigeants socialistes ne soupçonnent pas la liberté des militants socialistes.

De plus, la forte abstention (près de 50%) ne pouvait que contribuer au flou du vote et de l'incertitude autour de celui-ci.

Bon, comme tout le monde le sait : Delanoë s'associe à Aubry pour l'élection du premier secrétaire, puis au deuxième tour, Hamon s'associe lui aussi à Aubry. C'est le « tout-sauf-Ségolène » qui marche d'une courte avance.

La fille (Pauline) dit que ce qui l'a interpelée, c'est le fait que le programme de Delanoë est plus proche de celui de Royal que de celui d'Aubry. Il y a donc un vrai problème de personnalité de Royal au sein du PS au niveau des dirigeants, alors que le militants l'adulent.


PTDR Duhamel interrompt chaque intervenant dès qu'ils disent « deuxième tour » → on doit parler de « second tour »...........


Le pauvre étudiant qui est en train de parler de façon très précieuse (ça reste objectif, désolé) a d'autres raisons de stress, pourtant déjà évident sur son visage : le micro de Boutmy ne veut pas de son commentaire, et se met à grésiller, et Duhamel en veut encore moins : il n'arrête pas de lui dire qu'il ne comprend pas ses propos, mais après un temps dit qu'il trouve cela très intéressant.

Il montre qu'arithmétiquement, Aubry avec les deux soutiens, aurait du avoir 60%. Or ce n'est pas le cas, ce qui selon lui prouve la légitimité de S. Royal. Mais bien entendu, Duhamel montre l'évident débilité de dire en public un tel raisonnement : les électeurs restent libres, et ne suivent pas forcément les consignes de vote de leur candidat défait au premier tour.

Duhamel insiste sur le fait que ces trois votes ne se sont pas déroulés collectivement, ouvertement, à main levée, mais avec un isoloir. CE QUI NE VEUT PAS DIRE QU'IL N'Y A PAS FRAUDE. Mais cela rend la fraude beaucoup plus compliquée selon Dudu. « Ce n'est pas parce qu'un électeur a voté une motion appelant à voter un candidat x, qu'il votera x » → c'est une méconnaissance totale du fonctionnement du Parti Socialiste.


Le jeune homme conclue en disant cette phrase mythique : « une présidentiable peut-elle être le chef du parti d'opposition? »

La jeune fille qui prend le relai parle de la reconstruction du PS que nous pouvons espérer.

Elle rappelle que Sego après sa défaite avait proposé un congrès extraordinaire pour désigner un candidat pour les élections présidentielles de 2012. Mais on lui refuse dans le PS.

Elle soulève cette problématique délicate « se tourne-t-on vers un parti régionale? » Un troisième jeune homme, inconnu jusqu'alors, dit que le PS s'est toujours développé dans les mairies.

Duhamel développe cette thèse, en disant que le PS serait très content de ne gagner que les élections qui ne sont pas nationales, autrement dit qu'il serait satisfait d'avoir ce contrôle sur les mairies. Or comme la droite, élue nationalement, perd souvent localement, la Gauche se dit peut-être, selon Duhamel, qu'il faut sacrifier la présidence pour avoir ce « contrôle » politique diffus de la France.


Pour conclure, on peut citer la magnifique phrase de Duhamel : « la passion d'un élu, c'est d'être réélu. »

Publié dans Duhamel (débats)

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